François Bayrou sera le président qui rassemble la France.
Il est le seul vote utile pour la France
François Bayrou est le seul candidat capable de faire gagner le modèle républicain, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Dans tous les cas de figure, il est le seul à gagner au second tour.
Il est indépendant du système
François Bayrou est un homme libre et courageux face aux pouvoirs médiatiques, économiques et partisans.C’est la garantie d’une présidence indépendante.
Il refuse de faire des fausses promesses
Malgré 1 200 milliards d’euros de dette, les autres candidats continuent à multiplier les promesses et à distribuer les cadeaux.Il est le seul candidat qui a entièrement financé ses engagements par des économies correspondantes et qui s’engage à interdire dans la Constitution les déficits pour payer le train de vie de l’État.C’est la garantie que les engagements pris seront tenus.
Il propose un projet équilibré et concret pour améliorer votre quotidien
• 2 emplois nouveaux sans charges par entreprise.
• L’éducation comme priorité nationale avec des moyens garantis et des objectifs vérifiables.
• L’augmentation du minimum vieillesse et des petites retraites à 90% du SMIC en 5 ans.
• La mise en oeuvre des principes du pacte écologique signé avec Nicolas Hulot.
• Un nouveau texte européen, qui sera soumis à référendum, pour rétablir la confiance entre les Français et l’Europe.
• La suppression des cautions et des dépôts de garantie pour tous les locataires, qui seront remplacés par un système efficace d’assurance mutuelle.
• Le doublement du budget de la justice pour améliorer son fonctionnement.
• Une offre et une qualité de soins garanties à tous partout sur le territoire.• Le doublement en 10 ans des moyens consacrés à la recherche pour créer les emplois de demain. 
Voici l'interview donnée par François Bayrou au journal Libération paru Jeudi 5 Avril.
Vous avez dit récemment que «la campagne est très dure». Plus dure qu'en 2002 ?
Une campagne à mains nues ou presque, contre les deux appareils qui dominent la vie politique française depuis vingt-cinq ans, appuyés par des groupes de presse très importants, est forcément très dure. Mais cette dureté est l'indice ou la preuve du changement que je porte et que cette élection pourrait imposer. Il est assez rare, et je dois dire assez intéressant, d'avoir à faire campagne sans être soutenu par aucun organe de presse.
Considérez-vous toujours que la télévision est contre vous ?
Dans la phase où nous sommes, la télévision est devenue moins cruciale, car l'égalité de traitement entre douze candidats la rend moins audible. Dans la dernière ligne droite, c'est le soutien direct des Français qui est crucial.
Vous flirtez avec les 20 %, mais votre électorat potentiel est toujours le plus volatil de tous les électorats...
Vous mesurerez, au bout du compte, que ce n'est pas vrai. C'est l'électorat le plus neuf et le plus déterminé au contraire, car c'est le seul qui s'apprête à ne pas voter par habitude.
N'en faites-vous pas un peu trop dans votre dénonciation de la connivence ?
La vérité est que je n'en fais pas assez. Les liens innombrables entre des mondes qui devraient être séparés, le monde de l'économie, de la finance, des médias et le monde de l'Etat, tout cela a créé un univers d'influence et d'obligations réciproques qui ne ressemble ni à la démocratie ni à la République. Comment un jeune garçon ou une jeune fille qui s'intéresse à la chose publique, mais qui n'a pas de relations y comprendrait-il quelque chose ? Et quel moyen un citoyen de bonne foi a-t-il pour agir sur cet univers ?
Comment quelqu'un qui, comme vous, a fait partie du système pendant des années devient-il un candidat
antisystème ?
Sans doute le goût de la liberté. Et la fidélité à des valeurs républicaines. Le premier choc, c'est en 1998, quand des présidents de région se font élire avec des voix du Front national. Je ne l'ai pas accepté. Puis en 1999, je refuse que l'on m'impose une liste menée par Sarkozy aux élections européennes. Lorsque vient 2002, je dis à Chirac, le 22 avril : «Vous allez être élu par 80 % des voix. Dans cet électorat, il y aura plus de gens de gauche que de droite. Vous devez en tenir compte pour le gouvernement.» Il m'a répondu: «Tout cela c'est des bêtises. Je vais faire le parti unique.» Pour moi, c'était un choc. Peu à peu, j'ai mesuré combien avec ce parti unique la France était mal gouvernée, pas mieux en tout cas qu'avant 2002. Et au moment des manipulations de l'affaire Clearstream, j'ai fini par voter la censure au nom des valeurs républicaines élémentaires. C'est ainsi, par fidélité, que j'ai construit mon indépendance.
Est-ce une révolution ?
En quelque sorte oui. Longtemps, j'ai cru qu'on pouvait défendre des idées différentes dans son camp. Et puis je me suis aperçu que c'était comme siffler dans un violon, que ce qu'il fallait, c'était sortir des camps verrouillés, pour faire naître un espace nouveau.
Peu vous soutiennent dans cette aventure...
Peu à peu, j'ai mesuré que notre système politique ne poussait pas au courage. Au lieu d'être un système qui pousse à l'affirmation des caractères, à la liberté de ton, à l'indépendance d'esprit, c'est un système qui pousse à l'allégeance, à l'abdication de ce que l'on pense. Il suffit de voir au sein du PS le nombre de ceux, qui aurait l'âge de l'indépendance, dire : «Tu as complètement raison, mais on ne peut pas le dire.»
Qui par exemple ?
Peu importent les noms. Je leur dis : «Qu'avez-vous à faire d'un appareil dont vous savez qu'il est dépassé?» Le PS, comme l'UMP, continue à mettre en scène des idéologies d'un autre temps. Ce sont des étoiles qui sont mortes en novembre 1989 dont la lumière nous parvient toujours, de plus en plus pâle. Et les gens de gauche savent que ce que les socialistes racontent n'est plus vrai. Ils se raccrochent à l'appareil. Sauvons le dernier carré. Faisons campagne. Tant pis, «Bouchons-nous les oreilles» , disent-ils. C'est une expression d'un député PS après le happening du drapeau...
Le drapeau tricolore a été brandi dans des circonstances historiques où la gauche était héroïque.
En France, ce n'est pas la nation qui a fait la République, c'est la République qui a fait la nation.
Pour vous, cette élection est un quitte ou double. Si vous n'êtes pas élu président de la République, vous renoncez aussi à la députation, vous quittez le système ?
J'en connais beaucoup qui feraient brûler des cierges. à Notre-Dame-de-la-Garde pour que cette hypothèse se réalise ! Je n'ai pas l'intention de leur donner satisfaction sur ce point.
Mais pour qui appellerez-vous à voter au second tour si vous n'y êtes pas ?
Je serai au second tour.
Nicolas Sarkozy est-il dangereux ?
Je n'emploie pas le mot «dangereux» à tort et à travers. Pour moi, le candidat de l'UMP tire la société française vers des tensions et des affrontements qui sont dangereux.
Le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale est-il «ignoble», comme le dit Ségolène Royal ?
C'est une atteinte à tout ce à quoi la République française a cru depuis son origine. Mais je n'ai pas l'intention d'employer des expressions insultantes. Le ton de cette campagne n'est pas à la hauteur.
Donnez-nous une mesure, une orientation de rupture.
Par exemple, j'ai annoncé que je ferai voter une loi de séparation entre les groupes bénéficiant de commandes publiques et les médias. Je pensais naïvement que le parti socialiste, reprendrait cette thèse qui fut la sienne. Pas du tout ! Je peux en citer beaucoup d'autres. Lorsqu'il s'est agi de défendre l'allocation spécifique de solidarité pour les chômeurs en fin de droit, je suis monté tout seul à la tribune de l'Assemblée. La gauche est restée muette. Lorsqu'il s'est agi de se battre contre la privatisation des autoroutes, j'ai été seul à mener le combat. Je suis allé tout seul au Conseil d'Etat. Sur Airbus, qui a signé la délégation de gestion au groupe Lagardère, même s'il ne conservait que 6 % du capital de l'entreprise ? C'est un gouvernement de gauche ! Et ainsi de suite.
Parlez-vous principalement dans votre campagne aux gens de gauche ?
Je parle aux citoyens des deux rives et à tous les autres.
Sur l'économique et le social, on perçoit toujours une différence entre une gauche plus interventionniste et une droite plus libérale. Où vous situez-vous ?
En Allemagne, il se trouve qu'ils sont au gouvernement ensemble. Ils travaillent ensemble et ont obtenu des résultats qui époustouflent la planète. Les résultats de croissance sont montés à 3 %, alors que leur hypothèse budgétaire était de 1,7. En même temps, ils ont réduit leur déficit à 1,2 de PIB. En France, je ne pense pas que l'Etat doive s'ériger en contrôleur perpétuel des entreprises. Je pense qu'il faut des règles qui ne soient pas des règles d'inquisition de l'Etat sur l'entreprise. Il faut des règles équilibrées. Par exemple, on peut penser qu'il y a trop d'aides aux entreprises liées aux 35 heures. Je pense qu'un certain nombre de ces aides, avec le temps, vont décroître. En revanche, je suis pour que l'on permette à toutes les entreprises, les plus petites en particulier, de créer deux emplois sans avoir à créer de charges. Je réorienterai une partie des 30 milliards
d'aide, environ 9 milliards, vers la création d'emplois sans charges.
Ce week-end, vous avez parlé de supprimer l'ENA. N'est-ce pas démagogique ?
C'est pédagogique et symbolique. Je pense que la question de l'ascenseur social est la plus critique de notre société. C'est le noeud du blocage de la société française. Un petit nombre de personnes ayant été cooptées à 20 ans, parce que souvent elles étaient issues des bons milieux, avaient fait les bonnes études, se retrouvent concentrant entre leurs mains pour toute leur vie les situations les plus éminentes de tous les pouvoirs, administratif, politique, économique. Cela n'est pas équitable. Je veux que les postes de haute responsabilité dans l'Etat puissent être ouverts à des femmes et des hommes ayant fait d'autres preuves dans leur vie que la réussite à un concours à 20 ans. Je veux que dans la société française, on puisse retrouver l'espoir, même si on est entré en bas, d'arriver en haut.

Voici en substance, pour ceux qui en doutaient encore, le programme détaillé de notre candidat aux présidentielles, sans fausses promesses et projets exubérants. Un programme marque de fabrique de l'UDF avec la volonté d'aider le pays à s'en sortir et pas seulement à accaparer le pouvoir.
Pour "changer la vie de notre pays" et voir la vie en orange, c'est par ici.
